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Ultimate objectives of PAD

       a. PAD wants to get rid of corruptions. Thaksin, the billionaire civilian dictator, has left Thailand with extensive high level of corruptions and proxy politicians. Having cheated the country while in power, Thaksin hid his corrupt billion of dollars worth of assets overseas. When ousted, Thaksin is subjected to numerous convictions but cowardly fled jail overseas and pull strings on politicians to sabotage his homeland.

       b. PAD protects the Monarchy. Thaksin wants to launder himself through amending the laws with his proxy politicians, while trying to abolish the Monoarchy and make himself a President, that is to cause turmoils and change Thailand from being a "Kingdom" to a "Republic" in stead.

       c. As a permanent cure for Thailand, PAD wants to get real democracy for Thailand. At present it is a fake democracy with bad on-sale politicians.

       d. To achieve all above a, b, c we have to get rid of Thaksin and his proxy politicians and punish them according to the laws.


    Brève histoire

    Langue française

    M. Thaksin, l'oppresseur des libertés de la presse.

    ( Last edit 2009-06-14 )

    Sans Frontieres
    Thaïlande - Rapport annuel 2003 Publié le 2 mai 2003

    Cet article est proposé par BR21
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    L’Association des journalistes thaïs affirme dans son bilan de l’année 2002 que les interférences gouvernementales se font de plus en plus "subtiles". Le Premier ministre est accusé de ne pas être sincère quand il affirme respecter la liberté de la presse. En effet, au début de l’année, les interférences et les censures se multiplient. Après un bras de fer avec le magazine asiatique Far Eastern Economic Review, la police bloque l’hebdomadaire britannique The Economist qui publie un dossier spécial sur le royaume.

    L’armée reste omniprésente dans le paysage médiatique. Elle contrôle plus de cent vingt radios et deux chaînes de télévision. En décembre, le chef d’état-major explique à la presse qu’il ne compte pas accepter que la Commission nationale de l’audiovisuel redistribue les fréquences de diffusion. "L’armée doit maintenir son contrôle sur les médias, qui sont cruciaux pour la sécurité nationale", affirme le général. En revanche, les cent quarante radios communautaires réunies, en octobre, dans une fédération, n’obtiennent que difficilement des fréquences et leur statut juridique reste très flou.

    Peu après, le Premier ministre Thaksin Shinawatra affirme, dans une interview accordée à la Far Eastern Economic Review, être victime d’une "conspiration". "Quelqu’un essaie de provoquer un affrontement idéologique entre le peuple et moi par le biais de la monarchie", a-t-il déclaré.

    Face à cette dégradation de la situation, la presse thaïe réagit. Les groupes de presse qui publient The Nation et le Bangkok Post dénoncent la paranoïa du régime et les pressions. Le 11 mars, plus de 1 000 journalistes adressent une pétition au Parlement pour qu’il intervienne en faveur de la liberté de la presse. Ils accusent le gouvernement de les harceler et d’intervenir dans le contenu de l’information.

    Pressions et entraves

    Le 7 janvier 2002, le général Tritot Ronnarittivichai, responsable du contrôle de la distribution des publications, ordonne l’interdiction et la saisie du dernier numéro du magazine Far Eastern Economic Review (FEER, publié à Hong Kong). Selon lui, le numéro en question, daté du 10 janvier, contient un article pouvant engendrer des troubles de l’ordre public ou "affecter la moralité publique" et viole la loi sur la presse de 1941. Les copies du magazine sont saisies. Le Premier ministre Thaksin Shinawatra annonce, le même jour, que des juristes vont examiner les articles de la revue pour une éventuelle poursuite en diffamation pour l’article intitulé "Listless Days" sur les relations entre le roi et le Premier ministre. Selon lui, les publications étrangères attaquent le gouvernement thaïlandais parce qu’il refuse de privatiser les entreprises d’Etat pour les vendre bon marché sur le marché international. Le 5 janvier, la compagnie aérienne Thai International avait déjà interdit la distribution de la revue sur tous ses vols.

    Le 10 janvier, le "Lok Yam Chao" (Le Matin du Monde), un talk-show politique quotidien radiodiffusé sur la radio publique FM 99.5, est interdit après que l’animateur a lu des extraits de l’article controversé de la Far Eastern Economic Review. L’émission était diffusée depuis plus de vingt ans sur un réseau appartenant au ministère des Relations publiques. Selon Somkiat, présentateur du talk-show, celui-ci a été interdit sur ordre du gouvernement.

    Le 23 janvier, le gouvernement reporte l’ouverture du Centre pour l’amélioration de la compréhension du public, une institution chargée de superviser le contenu rédactionnel de la majorité des cinq cents radios et des deux chaînes de télévision contrôlées par le gouvernement et l’armée. Le secrétaire général du gouvernement devait diriger le centre. L’annonce de sa création, quelques jours auparavant, avait provoqué des critiques très vives des associations de journalistes et de l’opposition, qui dénoncent la volonté du Premier ministre de reprendre en main le traitement de l’information dans les médias publics. "Le gouvernement n’a pas le droit de décider quelles nouvelles sont bonnes ou mauvaises pour le public", déclare Chavarong Limpattamapanee, secrétaire général de l’Association des journalistes thaïs. Face à cette levée de boucliers, les autorités annoncent que cet organisme va être rebaptisé Centre de service de l’information dans l’intérêt du public, et intégrera des journalistes et des universitaires. Il reste néanmoins chargé de "veiller à ce que les médias publics soient le plus bénéfiques possible" à la population et de superviser particulièrement les informations touchant à la politique gouvernementale.

    Le 21 février, le lieutenant général Hemaraj Thareethai, chef de la police de l’Immigration, confirme l’existence d’une liste noire de quarante-six étrangers indésirables sur le territoire thaïlandais et donc menacés d’expulsion, parce qu’ils "menacent la sécurité nationale". Celle-ci doit être soumise pour approbation au ministre de l’Intérieur. Sur cette liste figurent les noms des journalistes américain et britannique Shawn Crispin et Rodney Tasker, chef du bureau et journaliste du magazine Far Eastern Economic Review, ainsi que du directeur de la publication et d’un rédacteur en chef travaillant au siège de la revue à Hong Kong. Les autorités ont pris cette décision suite à la publication, en janvier, d’un article jugé "insultant". Le 22 février, les deux journalistes reçoivent une lettre officielle leur confirmant que leur visa est annulé et leur demandant de quitter le territoire. "La lettre dit que je suis une menace pour la stabilité sociale", explique R. Tasker, basé à Bangkok depuis vingt ans. Le 26février, l’avocat des deux journalistes fait appel de cette décision et suspend ainsi l’expulsion jusqu’au 28 mars. La police, quant à elle, informe la presse que le gouvernement attend des excuses des journalistes de la FEER, tandis que des quotidiens thaïs dénoncent une "décision dictatoriale". Le lendemain, le Premier ministre déclare qu’il ne cédera pas aux pressions. Mais le 28 février, le ministre de l’Intérieur affirme vouloir une "fin heureuse" à cette crise. Le 4 mars, la direction du magazine présente ses excuses dans une lettre au président de l’Assemblée nationale : "Il n’a jamais été dans l’intention de la Far Eastern Economic Review d’écrire des commentaires défavorables à la plus haute institution de Thaïlande (…) nous présentons nos excuses les plus sincères." Le 7 mars, un responsable du ministère de l’Intérieur annonce que Shawn Crispin et Rodney Tasker peuvent rester en Thaïlande jusqu’à l’expiration normale de leurs visas. La commission de l’immigration affirme avoir pris en considération le fait que l’appel des deux journalistes est "raisonnable" et que la FEER a présenté des excuses au royaume.

    Le 1er mars, un responsable de la police annonce que ses services sont en train d’examiner le contenu du dernier numéro du magazine britannique The Economist qui contient un dossier sur la Thaïlande, et notamment sur la monarchie. La revue, habituellement disponible dans les kiosques le vendredi, n’est pas distribuée. Deux jours plus tard, la police détermine que le contenu du magazine est "inapproprié". La direction de The Economist décide alors de ne pas distribuer ce numéro dans le pays.

    En mars, Chalerm Yoobamrung, ancien ministre de la Justice, déclare vouloir se venger de la presse en lançant un mensuel consacré à la "corruption des médias et à la vie privée des journalistes". Ce politicien corrompu avait peu apprécié les articles parus dans la presse sur la fuite à l’étranger de son fils, accusé de meurtre. Le magazine cesse de paraître en novembre par manque de financements.

    Le 5 mars, le général Akkaradej Sasiprapa, conseiller du vice-Premier ministre, ordonne à Smart Bomb, la compagnie qui exploite la radio FM 90.5 (propriété de l’armée), d’arrêter la diffusion des huit heures de programmes d’information produits par le groupe de presse Nation Multimedia Group. Selon Chavalit Yongchaiyudh, vice-Premier ministre et ministre de la Défense, les programmes contiennent des "critiques déraisonnables contre le gouvernement". Quelques jours auparavant, la station avait diffusé une interview de Praaong Soonsiri, une personnalité très critique envers le Premier ministre, qui avait fustigé la gestion gouvernementale de la crise entre les autorités et la Far Eastern Economic Review. Le programme est diffusé simultanément sur la chaîne de télévision câblée UBC 8 (Nation TV), mais l’interview est coupée en raison de "problèmes techniques". Le 6 mars, le Nation Multimedia Group annonce interrompre la télédiffusion de ses programmes d’information sur UBC 8 tant que la production ne sera pas "libre de toute interférence, directe ou indirecte".

    Le 6 mars, le gouvernement adresse une lettre à la banque de Pana Janviroj, directeur du quotidien The Nation, pour lui demander de fournir des documents sur la situation des comptes du journaliste dans le cadre d’un contrôle contre le blanchiment d’argent sale. En fait, ce sont plus de trente dirigeants et journalistes du groupe de presse qui sont concernés par ce contrôle fiscal. Le gouvernement nie en être à l’origine et les avocats de Nation Multimedia Group annoncent vouloir mettre un terme par des moyens juridiques à cette nouvelle "forme de harcèlement".

    Le 13 mars, la Cour administrative de Thaïlande, chargée de statuer sur les conflits entre l’administration et des citoyens, ordonne la suspension de l’enquête du Bureau du blanchiment d’argent (AMLO) sur les avoirs financiers des journalistes de The Nation. Selon leur avocat, une telle enquête va à l’encontre des "droits fondamentaux de mes clients garantis par la Constitution". Le 16 mars, lors de son allocution hebdomadaire à la nation, le Premier ministre regrette les enquêtes lancées par l’AMLO sur les comptes bancaires des journalistes. "Le gouvernement n’a rien à faire là-dedans", ajoute Thaksin Shinawatra qui a pourtant autorité directe sur l’AMLO. Deux jours plus tard, une commission d’enquête voulue par le Premier ministre conclut que le gouvernement n’est pas à l’origine de ces contrôles. Le directeur de l’AMLO et son adjoint sont accusés d’avoir lancé cette opération de leur propre initiative.

    Le 13 mars, la Cour administrative de Thaïlande, chargée de statuer sur les conflits entre l’administration et des citoyens, ordonne la suspension de l’enquête du Bureau du blanchiment d’argent (AMLO) sur les avoirs financiers des journalistes de The Nation. Selon leur avocat, une telle enquête va à l’encontre des "droits fondamentaux de mes clients garantis par la Constitution". Le 16 mars, lors de son allocution hebdomadaire à la nation, le Premier ministre regrette les enquêtes lancées par l’AMLO sur les comptes bancaires des journalistes. "Le gouvernement n’a rien à faire là-dedans", ajoute Thaksin Shinawatra qui a pourtant autorité directe sur l’AMLO. Deux jours plus tard, une commission d’enquête voulue par le Premier ministre conclut que le gouvernement n’est pas à l’origine de ces contrôles. Le directeur de l’AMLO et son adjoint sont accusés d’avoir lancé cette opération de leur propre initiative.

    Le 6 juin, Jiraphong Tempium, directeur du quotidien Naew Na, est convoqué au quartier général de la police à Bangkok, après que la Commission nationale sur la corruption (NCCC) a porté plainte contre lui pour avoir publié des informations secrètes. La commission l’accuse d’avoir diffusé les résultats d’une enquête sur une affaire de corruption liée au budget d’entretien d’hélicoptères de l’armée et cela un jour avant que la question ne soit débattue au Parlement. Le journaliste nie ces accusations et refuse de révéler ses sources. Il est libéré après avoir payé une caution de près de 500 euros.

    Le 26 juin, les militaires annoncent qu’ils vont répliquer par voie de presse aux récents articles des journaux birmans attaquant les Thaïs et leur monarchie. "Notre devoir est de protéger le trône", a déclaré Surapan Poomkaew, le porte-parole du ministère de la Défense.

    Le 28 juin, la Thaïlande déclare persona non grata sur son territoire les journalistes birmans Maung Maung, rédacteur en chef du journal gouvernemental New Light of Myanmar, et Ma Tin Win, auteur d’une série d’articles sur la monarchie thaïlandaise jugés "insultants".

    Fin juin, Khin Maung Soe, reporter de la section birmane de Radio Free Asia, est interrogé par la police, dans la zone frontalière, alors qu’il enquête sur le viol d’une réfugiée birmane par des policiers thaïlandais.

    Le 16 juillet, le Conseil de sécurité national thaïlandais interdit aux journalistes étrangers l’accès aux camps de réfugiés le long de la frontière birmano-thaïlandaise. Les autorités invoquent des articles critiques sur l’administration des camps. Elles reprochent également à la presse d’entretenir les tensions entre les deux pays en relayant les critiques des réfugiés vis-à-vis de la junte birmane. Le gouvernement de Bangkok nie cependant que cette mesure vise à apaiser ses relations avec la Birmanie.

    Le 27 juillet, Sein Win, un des responsables du réseau d’information Network Media Group lié à des organisations birmanes dissidentes, est arrêté à Bangkok pour être entré illégalement sur le territoire. Il est relâché le 31 juillet à Mae Sot, après avoir été menacé d’être renvoyé en Birmanie.

    Le 26 septembre, un verdict de la Cour du travail de Bangkok somme la chaîne ITV, appartenant à la famille du Premier ministre, de réintégrer dix-neuf journalistes qui ont été licenciés en février 2001 suite à leur tentative de former une association pour dénoncer les interférences politiques dans la couverture de la campagne électorale. ITV doit également leur verser les salaires impayés depuis leur renvoi. Le 2 octobre, on apprend que la chaîne de télévision refuse de les réintégrer et entend faire appel de cette décision.

    Le 8 octobre, le Conseil de la presse, l’Association des journalistes thaïs et la Confédération des journalistes thaïs se réunissent à Bangkok pour tenter de faire cesser les plaintes en "diffamation" déposées par des politiciens ou des fonctionnaires contre des journalistes. Certaines de ces plaintes jugées abusives par ces organisations font risquer des peines de prison aux journalistes ou aux directeurs de publication. Dans un communiqué commun, les organisations demandent une nouvelle fois la révision de la loi sur la presse de 1941 qui est le "principal obstacle à la liberté de la presse" dans le pays.

    Le 31 octobre, on apprend par le quotidien The Nation que l’émetteur de la radio de la communauté Angthong (centre du pays) a été saisi par le ministère des Postes et Télécommunications pour "radiodiffusion illégale". Cette radio communautaire, créée en mai sous l’impulsion des villageois du district de Chaiyo, a reçu le soutien financier du Fonds d’investissement social du gouvernement. Selon l’organisation Forum Asia, cette fermeture est en contradiction avec la décision prise en août par le gouvernement d’autoriser les radios communautaires même si leur statut juridique n’est pas bien défini. L’article 40 de la Constitution affirme en effet que les fréquences sont des "ressources nationales de communication mises à la disposition de l’intérêt général".

    Le 14 novembre, la Radio parlementaire est déconnectée pendant une minute lorsqu’un député de l’opposition pose une question embarrassante au ministre de l’Agriculture, lors de la séance de questions. Suite à l’incident, un député démocrate (opposition) accuse un membre du bureau du président du Parlement d’entraver la diffusion des discours de l’opposition.

    Le 14 novembre, la police thaï somme le quotidien Asian Wall Street Journal de publier un rectificatif au sujet d’un article affirmant que l’attentat de Bali (Indonésie) a été planifié dans le sud de la Thaïlande. Elle envoie une lettre adressée à l’un des contributeurs de l’article incriminé, le journaliste américain basé à Bangkok, Shawn Crispin, et au rédacteur en chef du journal à Hong Kong, Reginald Chua. Selon la police, cet article enfreint la loi sur la presse dans la mesure où il pourrait causer une certaine panique dans le pays. Le Premier ministre l’a qualifié d’absurde. Les autorités ne précisent pas les mesures qui pourraient être prises à l’encontre du journal en cas de refus. En revanche, le ministre de la Défense menace Shawn Crispin, sans le nommer, de sanctions car il est déjà sous surveillance pour ses articles controversés du début de l’année.

    Le 22 novembre, les autorités menacent de poursuivre en justice l’hebdomadaire américain Time pour avoir publié un article rapportant que des terroristes islamistes ont été entraînés dans le sud du pays. Un porte-parole du gouvernement précise : "Nous allons étudier des mesures de représailles, dures ou légères". Après l’Asian Wall Street Journal, le Herald Tribune et le New York Times, Time est la dernière publication à établir des liens entre la Jamaah Islamiyah, réseau régional qui serait lié à Al-Qaida, et des organisations islamistes du sud de la Thaïlande.

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