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Ultimate objectives of PAD

       a. PAD wants to get rid of corruptions. Thaksin, the billionaire civilian dictator, has left Thailand with extensive high level of corruptions and proxy politicians. Having cheated the country while in power, Thaksin hid his corrupt billion of dollars worth of assets overseas. When ousted, Thaksin is subjected to numerous convictions but cowardly fled jail overseas and pull strings on politicians to sabotage his homeland.

       b. PAD protects the Monarchy. Thaksin wants to launder himself through amending the laws with his proxy politicians, while trying to abolish the Monoarchy and make himself a President, that is to cause turmoils and change Thailand from being a "Kingdom" to a "Republic" in stead.

       c. As a permanent cure for Thailand, PAD wants to get real democracy for Thailand. At present it is a fake democracy with bad on-sale politicians.

       d. To achieve all above a, b, c we have to get rid of Thaksin and his proxy politicians and punish them according to the laws.


    Brève histoire

    Langue française

    Thaïlande : l'illusion d'une lutte des classes

    ( Last edit 2010-05-22 )

    par Le Figaro joe le 20 mai 2010
    Merci pour cette Br21 Aricle

    Les heurts, à Bangkok, illustrent la difficulté de faire passer les sociétés d'Asie de communautés confucéennes et inégalitaires à celles de citoyens égaux en droit, et donc de faire émerger la démocratie.

    Comment une nation moderne et démocratique peut-elle faire face à six mille protestataires bien décidés à faire tomber son gouvernement, en se retranchant au cœur de sa capitale? Après six semaines d'hésitations, le gouvernement thaïlandais s'est décidé mercredi, à six heures du matin, à lancer une offensive militaire contre les «chemises rouges». Ce mouvement, devenu incontrôlable, financé par l'ancien premier ministre milliardaire Thaksin Shinawatra, un homme bien décidé à reprendre le pouvoir dans son pays et à récupérer une partie de sa fortune qui y a été confisquée.

    Cette opération met fin au dernier épisode -le plus spectaculaire- de l'affrontement entre «chemises rouges» et «chemises jaunes», auquel l'opinion publique occidentale ne comprend pas grand-chose. Un combat passionnant cependant, car il illustre la difficulté de faire passer les sociétés d'Asie de communautés confucéennes et inégalitaires à celles de citoyens égaux en droit, et donc de faire émerger la démocratie.

    «Des buffles qui ne savent pas voter»

    La Thaïlande, une monarchie constitutionnelle, est entrée dans le capitalisme depuis un demi-siècle, en s'ouvrant largement au monde. Ses exportations représentent aujourd'hui 70% de son PNB. Cette folle accélération du confort général s'est accompagnée d'une empoignade pour le pouvoir, d'une chienlit politique. L'histoire locale a été ponctuée par 18 coups d'État et autant de changements de la Constitution, d'élections contestées et de manifestations sanglantes.

    En 2001, l'ancien premier ministre Thaksin a acheté les votes des populations pauvres du nord-ouest du pays, dont les hommes politiques ne s'étaient jamais souciés. Pur produit du système politique thaï, liant toujours les affaires publiques et privées, il a multiplié sa fortune par quatre pendant qu'il était au pouvoir, avant de s'en faire chasser en 2006 par les élites de Bangkok, écœurées par sa corruption, et soutenues par l'armée. Démagogue populiste (il a même promis de supprimer les embouteillages dans la capitale), ses libéralités vis-à-vis de son électorat défavorisé ont laissé les caisses du pays asséchées. Mais sa clientèle, à laquelle il avait toujours tout promis, ne l'a jamais oublié.

    Pour les citadins nouveaux riches des grandes villes thaïlandaises, les paysans pauvres (ils représentent encore 75% de la population) sont «des buffles» qui ne «savent pas voter», et dont il n'est pas utile de se soucier. Exilé à l'étranger après s'être fait condamner à deux ans de prison en Thaïlande, M. Thaksin n'a donc eu aucune difficulté à rassembler ses partisans dans son mouvement -«les chemises rouges»-, financé grâce à sa fortune. Ces protestataires sont convaincus que la bourgeoisie thaïlandaise veut anéantir M. Thaksin «parce qu'il aimait trop le peuple».

    Une institution royale banalisée

    En Thaïlande, un seul homme, le roi Bhumibol, sur le trône depuis six décennies, est censé «aimer le peuple». Face aux «chemises rouges», un autre groupe extrémiste, les «chemises jaunes», a donc été créé par un autre milliardaire, pour soi-disant «défendre le roi». Cette politisation de facto de la monarchie a été catastrophique, puisque l'institution royale s'en est trouvée banalisée et donc affaiblie, d'autant que le souverain, à 82 ans, souffre d'un cancer.

    En Thaïlande, où le paternalisme règne à tous les niveaux de la société, M. Thaksin, avec son ego démesuré, cherche à apparaître auprès de ses électeurs comme le nouvel homme providentiel du pays, le nouveau père, le successeur naturel du monarque, dont le règne s'achève.

    Il peut en rêver car il affronte une classe politique très ordinaire à Bangkok. L'actuel premier ministre, M. Abhisit, est le chef du Parti démocrate. Diplômé d'Oxford, il a le charisme d'un David Cameron, le profil d'un conseiller ministériel charmant et bien élevé, pas celui d'un leader capable de s'adresser au peuple ou de faire respecter la force. Dans la bataille de l'information entre le gouvernement et les «chemises rouges», les troupes de M. Thaksin ont écrasé le gouvernement thaïlandais, en se faisant passer, auprès de la presse internationale, pour les défenseurs des pauvres contre les riches de Bangkok.

    Rien n'est plus faux que cette projection d'une «lutte des classes» au royaume du Siam, où chaque groupe politique voit midi à sa porte, toujours en fonction d'intérêts très immédiats. C'est le drame de ce pays très attachant.

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